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Élèves formés
La RCR interrompt l’apocalypse fictive dans l’école secondaire

Lorsque les personnes apprennent la RCR, elles n’entrevoient pas l’utiliser dans une situation impliquant des zombies, ou dans une situation d’apocalypse imminente. C’est pourtant l’approche innovatrice d’un enseignant provenant de St-Jean-sur-Richelieu, Québec. Anthony McGuinness a trouvé une manière de renforcer la formation de RCR offerte aux étudiants de l’École secondaire St. Johns.

« Notre module obligatoire de RCR est enseigné en secondaire III, et à nouveau en secondaire IV, » dit l’enseignant. « Puis, en secondaire V, nous offrons un atelier de révision qui couvre deux périodes de classe. À ce stage, cela devenait répétitif, nous voulions faire des changements. »

McGuinness a voulu profiter des émissions populaires telles que « The Walking Dead » afin d’inciter les étudiants à participer d’une manière plus active. Le résultat fut un exercice appelé « L’Apocalypse des Zombies » au cours duquel les étudiants se promènent à travers l’école à la recherche de mannequins de formation cachés un peu partout dans l’école.

« L’idée m’est venue en tête et un de mes collègues s’est tout de suite impliqué. Nous avons planifié l’activité ensemble et nous avons décidé des endroits à l’école où nous placerions les mannequins. Ensuite, nous avons choisi et approché des personnes susceptibles d’accueillir cette activité, » explique McGuinness. La plus-value d’une plus grande participation c’est que cela élargit la sensibilisation et sert de rappel, non seulement auprès des étudiants, mais également auprès des autres personnes de l’école. »

Alors comment fonctionne la simulation de l’Apocalypse des Zombies? À la première de deux périodes de classe, Anthony McGuinness révise avec ses étudiants les modules sur la théorie et la pratique de la RCR. Et, on accorde aux étudiants le temps nécessaire pour pratiquer les étapes de la RCR tout en leur faisant bénéficier de la rétroaction de leurs pairs.

Avant la deuxième période, le personnel participant (des enseignants, des administrateurs et le personnel de soutien) cachent les mannequins à différents endroits de l’école. Les élèves sont ensuite divisés en groupes de trois. Chaque groupe est muni d’un iPod fourni par l’école, afin de filmer leurs efforts de ressuscitation.

Les étudiants doivent trouver le plus de mannequins possible, qu’ils soient à la cafétéria, au gymnase, ou dans le bureau du directeur. Cela se passe toujours dans le champs de vision d’une personne responsable. L’exercice a pris une tournure interdisciplinaire lorsque la classe de théâtre du Secondaire III s’est impliquée. Déguisés en zombies, les étudiants de théâtre circulaient dans les corridors de l’école à la recherche de survivants. Dès qu’ils trouvent un des mannequins, les étudiants doivent s’assurer que chaque membre du groupe administrent la RCR, tandis que les autres filment leurs efforts de réanimation pour des fins d’évaluation. Si un zombie approchait une équipe alors que celle-ci pratiquait la RCR sur un mannequin, l’équipe devait abandonner le mannequin et en trouver un autre avant de se faire prendre par un zombie.

« L’ajout de zombies fut un véritable succès et les étudiants ont demandé de répéter l’exercice une fois de plus avant leur graduation, » dit Anthony.

À la fin de l’exercice, les étudiants se rassemblent et remettent les iPods aux superviseurs, qui ont des listes de contrôle afin de s’assurer que toutes les étapes de ressuscitation ont été complétées. Chaque ressuscitation doit offrir la bonne technique et toutes les étapes nécessaires, conformément au programme de RCR et de DEA au secondaire d’ACT. Le personnel révise les vidéos et détermine si la ressuscitation était suffisante pour éviter que les mannequins se transforment en zombies. Ce n’est qu’en pratiquant les bonnes étapes de RCR que l’apocalypse peut être évitée.

En 2006, le programme de RCR au secondaire d’ACT a été mis sur pied à l’école St. Johns grâce au généreux soutien du Gouvernement du Québec, qui a permis le don de mannequins, la formation des enseignants, ainsi que les ressources didactiques.

Les partenaires, issus du secteur de la santé, qui appuient le programme à St-Jean-sur-Richelieu et au Québec ainsi qu’ailleurs au Canada sont : AstraZeneca Canada, Pfizer Canada et Sanofi. Ils fournissent à ACT le financement de soutien et ils partagent l’objectif national de la Fondation, soit de promouvoir la santé et d’offrir aux jeunes Canadiens le pouvoir de sauver des vies.

La Fondation des soins avancés en urgence coronarienne (ACT) est un organisme de bienfaisance national maintes fois primé dont la mission est d’enseigner la RCR et la défibrillation dans toutes les écoles secondaires du Canada. ACT trouve le financement nécessaire pour que les écoles reçoivent les mannequins et que les enseignants soient formés, et elle guide les écoles dans la mise sur pied d’un programme viable. A ce jour, plus de 2.9 millions de jeunes ont appris la RCR de leurs enseignants par l’entremise de ce programme qui sauve des vies.