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Élèves formés
Les témoins de la scène font un sauvetage à l’extérieur de la patinoire

Le 23 octobre, un match était en cours au Pavillon de la Jeunesse à Charlesbourg, un quartier situé au nord-est de la ville de Québec. Michel, 51 ans, est sorti de la glace pour un changement de ligne, mais quelque chose ne tournait pas rond…

« Environ 30 minutes après qu’on ait commencé à jouer, j’étais sur le banc des joueurs », dit Michel. « Je me sentais comme si j’étais à court de souffle et je perdais connaissance. »

« Je me suis aperçu que Michel était tombé sur la bande et qu’il avait du mal à respirer », explique Pierre, qui n’avait jamais officiellement rencontré Michel avant qu’ils soient coéquipiers ce jour-là. Jean, qui jouait également, raconte comment les événements se sont déroulés. « J’ai crié ‘Mike, est-ce que ça va ?’ Pierre a sauté sur la glace pour arrêter la partie et pour demander à quelqu’un d’appeler le 9-1-1. Je regardais Michel et il ne réagissait plus.

Tandis que les joueurs se regroupaient autour de Michel, Rudy a patiné de la zone des buts afin d’évaluer la scène. « Je pensais qu’un joueur avait été blessé », explique Rudy. « J’ai vu que Michel était inconscient. Les autres joueurs l’ont étendu sur le banc des joueurs et lui avaient retiré son équipement pour commencer la RCR. »

Jean a commencé à faire les compressions thoraciques, tandis que Rudy donnait les insufflations et que Pierre demandait qu’on aille chercher le défibrillateur.

Pendant que les trois hommes s’activaient rapidement à tenter de réanimer Michel, les autres joueurs étaient allés chercher de l’aide. Guillaume, 17 ans, arrivait à l’aréna pour sa séance d’entraînement de patinage de vitesse quand il a entendu une alarme. « C’était l’alarme liée au défibrillateur », explique Guillaume. « Un joueur de hockey m’a demandé si je connaissais la RCR. »

En fait, Guillaume venait d’apprendre la RCR à son école où on offre le Programme de RCR au secondaire d’ACT depuis 2005. Il était prêt à aider.

Pierre explique comment le défibrillateur leur a recommandé d’administrer un choc à Michel. « Il n’a fallu qu’un choc », dit Pierre. « Michel nous est revenu à ce moment-là,” dit Jean. « Et il n’est jamais reparti. »

Aujourd’hui, Michel est reconnaissant envers ceux qui l’ont aidé : « Je dois ma vie à ces gens. »

Son histoire démontre comment il est important d’inculquer aux citoyens un savoir-faire qui peut leur permettre de sauver des vies. La Fondation ACT poursuit sa campagne pour ajouter le volet de défibrillation à son programme de RCR dans toutes les écoles secondaires du Québec.

Grâce au généreux soutien communautaire et provincial, les mannequins, les défibrillateurs de pratique, la formation des enseignants et les ressources didactiques sont offerts gratuitement aux écoles. Le partenaire communautaire dans la ville de Québec est la Fondation Boston Pizza. Les partenaires provinciaux du programme sont le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec et le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec.

Les partenaires d’ACT, issus du secteur de la santé, qui appuient le programme dans tout le Québec et partout au Canada, sont : AstraZeneca Canada, Pfizer Canada et Sanofi. Ils fournissent à ACT le financement de soutien et ils partagent l’objectif national de la Fondation, soit de promouvoir la santé et apprendre aux Canadiens à sauver des vies.

La Fondation des soins avancés en urgence coronarienne (ACT) est un organisme de bienfaisance national, mainte fois primé dont la mission est d’enseigner la RCR dans toutes les écoles secondaires du Canada. ACT trouve le financement nécessaire pour que les écoles reçoivent les mannequins et que les enseignants soient formés, et elle guide les écoles dans la mise sur pied d’un programme viable. A ce jour, plus de 1,8 million de jeunes ont appris la RCR grâce à ce programme salvateur.